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Un dollar pour le téléphone public

Depuis l'arrivée des téléphones cellulaires, les cabines téléphoniques sont devenues de moins en moins utilisées par la population. Bell a répliqué en faisant passer le prix d'un appel local à 50 cents. Toutefois, cela ne semble pas assez pour le géant des communications qui pensent encore à hausser le tarif de ses téléphones payants.
Bell a demandé au Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) d'approuver l'augmentation du tarif de ses téléphones de 100 %. Le prix à payer pour un appel local passerait de 50 cents à 1 dollar. Un appel local, fait avec une carte (et non pas de la monnaie), coûterait maintenant 2 dollars, au lieu de 1 dollar.

Les associations de protection de consommateurs, comme le Public Interest Advocacy Centre et le Canada Without Poverty, dénoncent cette mesure. Elles croient que cela va nuire grandement à l'utilisation des téléphones publics, tout en empêchant les entreprises de télécommunications d'offrir ce service à un prix raisonnable.

Évidemment, les premiers consommateurs touchés sont ceux avec un faible revenu, qui n'ont pas de téléphone résidentiel ou de cellulaire. Les associations pensent que cette hausse va les affecter de manière disproportionnée.

De leurs côtés, les compagnies justifient cette augmentation par le fait qu'elles doivent investir dans les appareils pour qu'ils puissent accepter les nouvelles pièces d'un dollar, qui doivent justement arriver cette année. Elles ont besoin d'un plus grand financement, étant donné que de plus en plus de gens se procurent des téléphones mobiles. En effet, plus de 76 % des Canadiens (plus de 26 millions d'abonnés) avaient un cellulaire à la fin de 2011, selon le Convergence Consulting Group.

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